[Traduction Startup] Give it 5 minutes

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Avant-propos


Nous avons décidé de faire la traduction d'une série d'articles pour startups inspirants, utiles, indispensables ! Ce sont pour nous des incontournables, y compris ceux pour qui ne sont pas à l'aise avec la langue de Shakespeare. Rien ne nous empêchera de diffuser la culture entrepreneuriale :-)
Après The Only Thing That Matters, on continue avec un article de Jason Fried, Give it 5 minutes




Give it 5 minutes
(Traduction en français : réfléchis-y 5 minutes)


Il y a quelques années, j’étais plutôt impulsif. Chaque fois que quelqu’un disait quelque chose, je trouvais le moyen de le contredire. Je repoussais toute idée qui ne correspondait pas à ma vision du monde.

C’était comme si je devais absolument être le premier à avoir un avis – comme si être le premier signifiait quelque chose. Mais ce que cela signifiait vraiment c’était que je ne réfléchissais pas assez au problème. Plus vite tu réagis moins tu réfléchis. Pas toujours, mais souvent.

C’est facile de considérer les réactions instinctives comme si elles n’arrivaient qu’aux autres. Ça t’arrive aussi. Si ton voisin n’est pas à l’abri, tu ne l’es pas non plus. Pour moi ça remonte à 2007. J’étais intervenant à la conférence de la Business Innovation Factory à Providence, Rhode Island. Richard Saul Wurman également. Après ma conférence, Richard est venu se présenter et m’a complimenté sur ma présentation. C’était très généreux de sa part. Il n’était pas obligé de le faire.

Et qu’est-ce que j’ai fait ? Je l’ai repoussé en lui parlant de la conférence qu’il avait donnée. Alors qu’il faisait plusieurs remarques pertinentes pendant sa présentation, je faisais l’inventaire des choses sur lesquelles je n’étais pas d’accord. Et dès que j’ai eu l’occasion de discuter avec lui, j’ai immédiatement repoussé certaines de ces idées. J’ai vraiment dû avoir l’air d’un con.

Sa réponse a changé ma vie. C’était tout simple. Il a dit « Mec, réfléchis-y 5 minutes. » Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire par là ? Il m’a dit qu’il n’y avait pas de mal à ne pas être d’accord, et qu’il est bon de questionner des idées, que c’est formidable d’avoir des opinions et des convictions fortes, mais qu’il fallait que je laisse à ses idées un certain temps pour se poser et me demander si j’étais certain de vouloir les contredire. « Cinq minutes » c’est déjà « réfléchir » et non réagir. Il avait entièrement raison. Je suis rentré dans la conversation en cherchant à prouver quelque chose, et non à apprendre quelque chose.

Ce fut un moment important pour moi.

Richard a passé sa carrière à réfléchir à ces problèmes. Il leur a octroyé 30 années de sa vie. Alors que moi je ne leur ai donné que quelques minutes. Maintenant, il pourrait très bien avoir tort et je pourrais avoir raison, mais il vaut mieux prendre le temps de penser profondément à quelque chose avant d’être persuadé d’avoir raison.

Il y a également une différence entre poser des questions et repousser une idée. Repousser signifie que tu penses déjà tout savoir. Poser des questions signifie que tu veux en savoir davantage. Pose plus de questions.

Apprendre à réfléchir avant de réagir rapidement est la quête de toute une vie. C’est difficile. Je m’échauffe encore quand je ne devrais pas. Mais je profite aussi réellement du fait de m’améliorer. Si tu n’es pas encore certain de savoir pourquoi c’est important, pense à cette citation de Jonathan Ive concernant la vénération de Steve Jobs pour les idées :

Et tout comme Steve aimait les idées, et aimait créer des trucs, il traitait le processus de créativité avec une vénération rare et merveilleuse. Vous voyez, je pense qu’il a, mieux que quiconque, compris que tandis que les idées peuvent en fin de compte être si puissantes, elles commencent comme des pensées fragiles, à peine formées, facilement oubliées, si facilement compromises, si facilement écrasées.

Ça, c’est profond. Les idées sont fragiles. Elles naissent souvent impuissantes. Elles sont à peine là, si faciles à ignorer, à sauter, ou à manquer.

Il y a deux choses dans ce monde qui ne demandent aucune compétence : 1. Dépenser l’argent des autres et 2. Rejeter une idée.

Rejeter une idée c’est si facile, parce que cela n’implique aucun travail. Tu peux te moquer d’elle. Tu peux l’ignorer. Tu peux l’enfumer. C’est facile. Ce qui est difficile, c’est de la protéger, d’y réfléchir, de la laisser mariner, de l’explorer, d’improviser avec, et de l’essayer. La bonne idée peut débuter comme la mauvaise idée.

Donc la prochaine fois que tu entendras quelqu’un présenter une idée, suggérer une idée, réfléchis 5 minutes. réfléchis un peu avant de la repousser, avant de dire que c’est trop compliqué, ou que c’est trop de travail. C’est peut-être vrai mais il peut y avoir une autre vérité ici : elle peut valoir la peine / avoir de la valeur.

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